Avant la restitution, retour sur la concertation!

Ecrivons l’avenir ensemble Fresnes demain La démarche Fresnes Demain aura rythmé la ville cet automne avec une enquête, huit réunions publiques dans  tous les quartiers et des ateliers de propositions. Elle vous a permis d’exprimer vos envies pour l’avenir de votre ville. Avant la grande soirée de restitution le 5 février à la Grange Dîmière à 20h , faisons un bilan des riches échanges réalisés
durant ces derniers mois. 

Les habitants animés par une dynamique commune.

En réponse à l’enquête audiovisuelle réalisée auprès de 66 Fresnois représentatifs de la population, les participants présents ont pour beaucoup montré une envie de dynamiser leurs quartiers. Certains soulignaient leur sentiment d’appartenir à une communauté comme « une grande famille » quand d’autres estiment  que « l’âme » de la ville est en train de disparaître et qu’il est donc urgent d’agir pour la préserver. Certains se disent d’ailleurs prêts à s’engager pour la ville de demain. De manière générale, il ressort que de nombreux Fresnois trouvent que la ville n’est pas assez  dynamique et attractive en termes d’animation. Beaucoup souhaitent par exemple que les marchés soient redynamisés, au Nord comme au  Sud. Et si nombreux sont les habitants qui ont salué l’initiative de concertation, d’avoir l’occasion de s’exprimer, de donner leur avis et d’être écoutés, tous espèrent que cette demarche ne sera pas inutile.

Fresnes, une ville pour les jeunes ? 

La présence en nombre de jeunes Fresnois de moins de 25 ans leur a
permis de s’exprimer. Pour eux : « il y a beaucoup de choses à changer dans Fresnes ». Amin aimerait, par exemple, avoir accès à un lieu dédié à la création artistique, qui pourrait soutenir les jeunes créateurs. Les jeunes apprécient globalement leur ville mais ils déplorent, comme le reste des habitants, cette frontière Nord/ Sud  illustrée par une jeune fille qui indique qu’ « avant d’être au lycée, je ne connaissais pas les personnes vivant dans le quartier Sud ».

La question de l’aide à la réussite pour les jeunes a été également abordée. En cause : la différence de niveau au sein des  établissements de la ville. Les Fresnois présents ont par exemple demandé à ce que soit mis en place des systèmes d’aide au devoir. Dominique, collégien, souhaiterait que la ville puisse l’aider à s’orienter  vers un futur métier, en mettant en contact les jeunes et les entreprises.

Par ailleurs, Linda Brighet, qui apparait dans l’enquête audiovisuelle,  s’inquiète pour son futur : « Au niveau de l’orientation je suis perdue, il faudrait des rencontres ouvertes avec des professionnels ».

Fresnes, bien ou mal équipée ? 

Lors des deux réunions du 4 et 6 décembre, le sujet des équipements  sportifs et culturels de la ville a souvent été évoqué, notamment concernant les activités pour les enfants : « Pour nos enfants, c’est trop dur parce que je ne trouve pas d’endroits pour  emmener ma fille pour une détente d’une heure ». À l’inverse,  monsieur Reteau estime que « On a des infrastructures de qualité à Fresnes, sportives et culturelles. ».

Si certains habitants saluent la présence de nombreuses infrastructures, telles que l’École d’Art ou encore la Bibliothèque, d’autres estiment ne pas les connaître. Un consensus est apparu au fil des réunions : le
souhait d’avoir une salle des fêtes qui ferme tard. Pour Ginette,  Fresnoise depuis de nombreuses années : « Il manque vraiment une salle des fêtes à Fresnes. Parce que le Centre Thellier devient trop étroit pour la population qui s’est agrandie et on ne peut pas faire trop de  bruit. » Une ancienne infirmière libérale Fresnoise va également dans ce sens : « Ce qu’il manque c’est peut-être un lieu, une salle des fêtes pour faire vivre Fresnes de façon festive ».

Quelle solidarité, quelle mixité à
Fresnes ?

Il a beaucoup été question de la solidarité, et de la mixité, chères aux Fresnois. De nombreux bénévoles du club de football de l’AAS ont exprimé leur attachement à cette solidarité et leur soutien aux jeunes de leur club. Une Fresnoise l’exprime ainsi « Il faut qu’on se tienne la main, que nous marchions tous ensemble ». Derrière ce souhait de solidarité apparaît cet « esprit fresnois » si cher aux habitants. Dans l’enquête réalisée en amont des rencontres, des personnes interviewées ont exprimé leur sentiment d’être « une grande famille » à Fresnes, que « tout le monde se connait ».

Mais les habitants, au Nord comme au Sud ont peur que la solidarité et le vivre ensemble qui caractérisent la ville diminuent : « Le bonjour a disparu, on ne connait même pas son voisin ! ». Ils craignent que les fossés se creusent entre certains habitants : jeunes et moins jeunes, anciens et nouveaux habitants, les plus en difficulté comme les plus aisés, personnes vivant dans le domaine pénitentiaire et les autres Fresnois. Ces derniers se sentent isolés du reste de la ville et souhaitent y être plus intégrés : « on est les oubliés de Fresnes » ; « Qu’est-ce qu’attendent les élus de nous ? On doit travailler ensemble ! »

Enfin, cette solidarité s’exprime également au travers du tissu associatif, en perte de vitalité, du fait de la difficulté de recruter des bénévoles. Les Fresnois ont à coeur de retrouver une proximité, tant avec les autres habitants qu’avec leurs élus : « On aimerait bien voir les élus sur le terrain, qu’ils viennent nous voir ».

La question du centre-ville et de la division Nord / Sud au coeur des préoccupations. 

De manière générale, les Fresnois sont critiques vis à vis du centre-ville que certains considérent comme un « non centre », qui « ne fait pas rêver ». Ils souhaitent réinventer un « vrai centre-ville, » avec des petits commerces qui permettraient d’être un lieu de rencontres et  d’échanges, une demande chère à de nombreuses personnes présentes. La question d’un ou plusieurs centre-ville (un au Nord et un au Sud) s’est également posée et a été longuement développée lors des ateliers de propositions du 13 décembre.

La fracture entre le Nord et Sud a été un sujet souvent exprimé lors des réunions : « il manque de cohésion, de contacts, de relations, il manque des passerelles. » Les fractures ne se limitent pas à la seule A86, en effet une habitante du Nord abonde en ce sens : « on se sent délaissés par rapport au Sud, notamment en termes de structures ».

La question de l’évolution de la ville par les constructions a également fait l’objet de nombreux échanges. Beaucoup de témoignages montrent qu’il y a un ras-le-bol du « bétonnage » et « des constructions dont personne ne veut ». Jeunes et anciens Fresnois s’accordent pour dire qu’il ne faut plus construire. Madame la Maire s’est d’ailleurs exprimée sur le sujet lors de l’une des conclusions de réunion publique : « Le développement de la ville doit se faire de façon harmonieuse, l’esprit village doit perdurer et doit concilier une dynamique permettant aux Fresnois de continuer de vivre ici et ne pas se laisser emporter par la folie immobilière. »

Ecrire l’avenir ensemble

Alors que de nombreuses personnes estiment que les élus ne viennent pas assez au contact des citoyens et ne sont pas assez présents dans les quartiers, beaucoup se montrent favorables à la démarche : « La première chose que j’ai notée c’est qu’il faudrait qu’il y ait plus de communication par la ville. Je me sens concernée et je me suis sentie représentée à travers ce reportage. C’est facile de critiquer mais quand il faut agir on n’entend plus personne. »

Monsieur Coulibaly, directeur du Supermarché Casino, où s’est déroulée la rencontre du 22 novembre, s’exprime en ce sens également : « J’habite Fresnes depuis 6 mois, mais à la vue du film il y a des attentes, certaines peuvent être réalisées. Compte tenu de la démarche et de l’enquête, je souligne le coté positif : tout le monde peut s’exprimer. C’est important que les Fresnois s’expriment et j’espère que ça va continuer ».

Preuve de leur intérêt pour leur ville, de nombreux Fresnois se sont inscrits aux ateliers de propositions à l’issue de chaque réunion.

La question des espaces verts souvent évoquée

Le sujet des parcs et des espaces verts a souvent été évoqué lors des huit réunions publiques organisées pendant l’automne avec des contrastes selon la localisation de la rencontre. En effet, de nombreuses personnes ont manifesté leur souhait d’en avoir davantage lors des échanges à la Bibliothèque : « j’habite à l’avenue de la Paix et nous n’avons qu’un petit parc qui parrait délaissé.» La différence entre le Nord et le Sud a également été évoquée : « On a le parc André Vilette, il est au Nord, mais au Sud je ne trouve pas qu’il y ait beaucoup de parcs. »

À l’inverse au Nord, les espaces sont vus comme des atouts pour la ville : « on a découvert les parcs qui étaient un peu cachés […] il y a vraiment beaucoup d’espaces verts qui sont très bien, avec un beau potentiel. »

 

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