Gazette n°2 : Bilan des rencontres à mi-parcours !

Réunissant plus de 200 Fresnois cette semaine, l’initiative de Madame la Maire, Marie Chavanon, est suivie par des citoyens sensibles à la démarche qui ont à cœur de s’exprimer. Selon les mots de la maire en introduction de la réunion à Cemafroid, « il est essentiel d’échanger nos visions de Fresnes pour demain. » À l’issue des rencontres, tous les citoyens ayant participé sont conviés aux ateliers de propositions du 13 décembre pour imaginer le Fresnes de demain.

Faire (re)vivre Fresnes.

La question du centre-ville de Fresnes et du cadre de vie en général est au cœur des préoccupations des habitants venus exprimer leurs points de vue. Les citoyens souhaitent davantage de commerces de proximité, de lieux de vie. En parlant du centre-ville, une habitante dit même : « J’ai l’impression qu’il n’y en a pas, voilà. Il y a la mairie, je crois qu’il y a un bar, un coiffeur, un fleuriste, mais on n’a pas l’impression que c’est un centre-ville », quand d’autres veulent plus « de vie, plus de choses, mais surtout pour les jeunes, des bars, mais des vrais bars, pas des bars PMU ! ». L’objectif est exprimé par une jeune étudiante : « surtout on consommerait plus à Fresnes, parce que je me souviens que, au lycée, si des jeunes voulaient se retrouver […] ils étaient plus attirés par les villes voisines, comme Bourg-la-Reine ». Pour y parvenir, de nombreux habitants évoquent l’idée de rendre piéton, même de manière temporaire, le centre-ville qui serait ainsi : « l’endroit parfait pour implanter des commerces où les Fresnois pourraient se retrouver » et pourquoi pas un marché, réclamé dans chacune des réunions. Pour de nombreux habitants, le déclin du marché est un signe que la ville se fait sans eux et qu’elle s’appauvrie. Pour d’autres au contraire, elle se gentrifie à travers la construction de nouveaux immeubles d’habitations. Pourtant, les Fresnois estiment que leur ville a de la valeur et qu’elle a des atouts à faire valoir, comme ce surveillant pénitentiaire qui estime que : « Fresnes est un petit point sur une carte, dans l’ombre, qu’il faut juste mettre en lumière ».

Une jeunesse pleine d’espoir et d’attente pour son avenir.

De nombreux jeunes Fresnois ont montré leurs espoirs sur l’avenir de la ville, qu’ils aimeraient faire vivre et prospérer, mais aussi pouvoir sortir, se rencontrer et créer ce lien qui semble leur manquer. Cette cohésion, elle est aussi nécessaire géographiquement du fait de la séparation Nord / Sud. Les infrastructures peuvent ainsi permettre ce rapprochement, comme l’explique un jeune Fresnois: « il y a énormément de choses qui ont été concentrées dans les quartiers Sud, par exemple, le parc des sports, c’est un endroit où on se rencontre tous, chez les jeunes, c’est un endroit mythique à Fresnes ». Outre ce besoin de se retrouver, la jeunesse souhaite surtout être accompagnée dans sa recherche de stage, dans le choix de ses études, etc. Un Fresnois interroge et souhaite un accompagnement plus global des jeunes : « honnêtement toutes ces questions sociales, ça fait des années que ça dure, il y a d’autres questions aussi, les jeunes de demain, qu’est-ce qu’ils vont devenir ? » Un jeune Fresnois de 8 ans manifeste ainsi son envie pour l’avenir d’avoir « du travail, plus de sociétés » à Fresnes.

Fresnes, une ville solidaire

Comme pour les précédentes réunions publiques, la solidarité a été au cœur des échanges des nombreux Fresnois venus s’exprimer. Pour eux, ce qui différencie cette ville par rapport à d’autres, c’est le lien très fort qui lie les habitants à leur ville et le vivre ensemble qu’ils voudraient voir se renforcer : « les citoyens sont solidaires entre eux, si quelqu’un a un problème, par exemple ta voisine, ton voisin va l’aider à régler ce problème.», dit Belicha, élue au Conseil Municipal des Enfants. À l’inverse, nombreux sont les nouveaux arrivants à estimer ne pas être intégrés dans la ville qu’ils trouvent « morte » et où ils estiment qu’il n’y a « rien à faire ». Pour les Fresnois, ce qui limite également le rapprochement, c’est bien sûr l’A86, que certains souhaitent couvrir complètement, en y mettant des espaces verts, ou en tous cas, d’y réaliser des événements pour unir le Nord et le Sud. Pour vivre et être ensemble, les participants privilégient les espaces verts, insuffisamment présents dans la ville pour la majorité des habitants, mais que d’autres trouvent bien répartis, bien que pas assez mis en valeur (accès, lumière, etc.).

 

Réunion à la Bibliothèque Municipale Gabriel Bourdin

 

Réunion à l’entreprise Cemafroid

Réunion au Centre d’Art

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