Gazette n°4: Un débat toujours plus riche!

La dernière semaine de concertation s’est soldée par la présence d’une centaine de personne à la 8ème réunion publique, au Club House de Football, mais également par la tenue de trois ateliers lors desquels 180 propositions ont été formulées. La consigne était de se permettre de rêver sans se censurer.

Ces propositions sont à l’étude par les services municipaux en ce moment et le bilan vous sera présenté lors de la soirée de restitution : le 5 février 2019 à 20 heures à la Grange Dîmière. Cette soirée sera l’occasion pour la Mairie de vous faire part de ses engagements, pris à la suite es discussions et des propositions soumises par les habitants.

Quelle solidarité, quelle mixité à Fresnes ? 

Lors de cette dernière réunion, au Club House de Football, il a beaucoup été question de la solidarité, et de la mixité, chère aux Fresnois. Les nombreux bénévoles du club de football de l’AAS ont exprimé leur  attachement à cette solidarité et leur soutien aux jeunes de leur club. Cette solidarité s’exprime également au travers du tissu associatif, en perte de vitalité, du fait de la difficulté de recruter des bénévoles. Les Fresnois ont à coeur de retrouver une proximité, tant avec les autres habitants qu’avec leurs élus : « certains élus sont là depuis un certain temps et quand on les croise dans la ville, c’est à peine s’ils nous disent bonjour ».

Quelle place pour la jeunesse ?

Les participants à cette dernière réunion ont demandé à la ville de développer des activités à destination de la jeunesse, d’ouvrir davantage les gymnases. Mais au delà de cette demande de loisirs, la question de l’aide à la réussite pour les jeunes a été abordée : différence de niveau au sein des établissements de la ville et en comparaison aux villes voisines, accompagnement par la ville et ses partenaires Les Fresnois présents ont par exemple demandé à ce que soient mis en place des systèmes d’aide au devoir.

Vers un centre-ville dynamique ?

Plusieurs Fresnois ont interpellé la maire concernant la propreté de la ville et notamment du centre-ville, ce qui pousserait les habitants à s’en détourner : « Il y a des déchets partout, […] c’est un centre-ville qui n’a pas l’air d’un centre-ville et très sale, surtout en dessous des Arcades ». À cela une dame répond : « Si tous les Fresnois faisaient attention à leur ville ce serait plus propre ». Une autre participante souligne que Fresnes a « une âme de village », dont le centre-ville a gardé les traces, et qu’il faudrait valoriser, à travers des moments de partage.

Gazette n°3: Un débat toujours plus riche!

Les 4 et 6 décembre, plus de 160 personnes se sont réunies au total entre la réunion publique au Groupe Scolaire Frères Lumière – Les Tulipes et le Foyer Emile Roux. Les deux rencontres ont permis des débats variés et animés par la volonté de changer les choses à Fresnes. Le 13 décembre, les ateliers de propositions seront l’occasion de mettre à l’écrit les nombreuses propositions entendues lors de chacune des réunions.

Fresnes, bien ou mal équipée ?

Lors des deux réunions du 4 et 6 décembre, le sujet des équipements sportifs et culturels de la ville a souvent été évoqué : « Pour les enfants il n’y a rien ! Rien pour épanouir leurs talents ». À l’inverse, Monsieur Reteau estime que l’ « On a des infrastructures de qualité à Fresnes, sportives et culturelles. ». Si certains habitants saluent la présence de nombreuses infrastructures, telles que l’École d’Art, la Bibliothèque ou la Grange Dîmière d’autres estiment ne pas les connaître.

Madame Chouabi, venue avec sa fille, considère qu’on pourrait apprendre le code informatique aux enfants : « Impliquer les enfants, dans les codes. Il y a des codes pour les enfants. L’informatique pour l’enfant, c’est un jeu, ils peuvent apprendre vite. » De son côté, Linda Brighet, qui apparait dans l’enquête audiovisuelle, s’inquiète pour son futur : « Au niveau de l’orientation je suis perdue, il faudrait des rencontres ouvertes dans la semaine avec des professionnels ». Un consensus est apparu au fil des réunions : le souhait d’avoir des lieux de convivialité permettant de se rassembler et de créer des
passerelles entre les citoyens.

Pour Sylvie : « Ce qu’il manque c’est peut-être un lieu, une salle des fêtes qui pourrait être dédiée à toutes les associations […] que cette salle permette à toutes les associations de s’exprimer, tout au long de l’année, de faire vivre la commune. » Des associations qui sont nombreuses à Fresnes, selon une Fresnoise mais qui auront « de moins en moins de bénévoles et ça va être un gros problème. Parce
que s’il n’ y a plus de bénévoles, il n’y a plus d’associations. »

Une ville fracturée ?

Cette semaine, les Fresnois ont largement insisté sur leur volonté commune de recréer les liens pour faire de Fresnes, une ville agréable à vivre : « Ceux qui font du foot, pourquoi on ne les invite pas à des spectacles ou à faire de la musique ? Il faut créer des passerelles ! » a ainsi proposé un bénévole du club de football lors de la réunion au Foyer Emile Roux.

Ces passerelles, elles sont demandées entre la partie Nord et Sud de la ville, mais aussi entre les différentes populations de Fresnes pour ne pas avoir une ville plus fracturée qu’elle ne l’est : « Si on est entre-nous, on ne se parle pas, il faut donc améliorer cette mixité. Moi j’aime mon palier parce qu’il y a des Portugais, des Chinois, des Arméniens, des Algériens, des Français. C’est la France d’aujourd’hui. »

Certains craignent d’une manière générale que le fossé se creuse entre les habitants, notamment entre les jeunes et les moins jeunes, entre les anciens et les nouveaux habitants, entre ceux qui rencontrent des difficultés et les plus aisés. Les personnels de la pénitentiaire vivant au sein du domaine ont exprimé leur sentiment d’isolement du reste de la ville. Ils souhaitent être davantage intégrés : « on est les oubliés de Fresnes » ; « Qu’attendent les élus de nous ? On doit travailler ensemble ! » Pour Michel Carré, l’un des interviewé dans l’enquête audiovisuelle, il faut davantage associer les habitants aux décisions : « Cette consultation il faut s’en saisir pour recréer un lien entre les citoyens et la municipalité. »

Fresnes, une ville où l’ont peut réussir?

La question de la réussite des jeunes de Fresnes a été abordée à plusieurs reprises, ainsi que l’a dit cette ancienne infirmière : « On a beaucoup de talents à Fresnes, chanteurs, sportifs de haut niveau… ».

Cherifa, une jeune fille de 10 ans qui a participé à « Graine de star » en 2015, explique qu’elle a beaucoup apprécié cette expérience et qu’elle aimerait que la ville organise ce type d’événements, pour inciter les
jeunes Fresnois à exprimer leurs talents, et permettre à l’ensemble de la ville de les découvrir.

Gazette n°2 : Bilan des rencontres à mi-parcours !

Réunissant plus de 200 Fresnois cette semaine, l’initiative de Madame la Maire, Marie Chavanon, est suivie par des citoyens sensibles à la démarche qui ont à cœur de s’exprimer. Selon les mots de la maire en introduction de la réunion à Cemafroid, « il est essentiel d’échanger nos visions de Fresnes pour demain. » À l’issue des rencontres, tous les citoyens ayant participé sont conviés aux ateliers de propositions du 13 décembre pour imaginer le Fresnes de demain.

Faire (re)vivre Fresnes.

La question du centre-ville de Fresnes et du cadre de vie en général est au cœur des préoccupations des habitants venus exprimer leurs points de vue. Les citoyens souhaitent davantage de commerces de proximité, de lieux de vie. En parlant du centre-ville, une habitante dit même : « J’ai l’impression qu’il n’y en a pas, voilà. Il y a la mairie, je crois qu’il y a un bar, un coiffeur, un fleuriste, mais on n’a pas l’impression que c’est un centre-ville », quand d’autres veulent plus « de vie, plus de choses, mais surtout pour les jeunes, des bars, mais des vrais bars, pas des bars PMU ! ». L’objectif est exprimé par une jeune étudiante : « surtout on consommerait plus à Fresnes, parce que je me souviens que, au lycée, si des jeunes voulaient se retrouver […] ils étaient plus attirés par les villes voisines, comme Bourg-la-Reine ». Pour y parvenir, de nombreux habitants évoquent l’idée de rendre piéton, même de manière temporaire, le centre-ville qui serait ainsi : « l’endroit parfait pour implanter des commerces où les Fresnois pourraient se retrouver » et pourquoi pas un marché, réclamé dans chacune des réunions. Pour de nombreux habitants, le déclin du marché est un signe que la ville se fait sans eux et qu’elle s’appauvrie. Pour d’autres au contraire, elle se gentrifie à travers la construction de nouveaux immeubles d’habitations. Pourtant, les Fresnois estiment que leur ville a de la valeur et qu’elle a des atouts à faire valoir, comme ce surveillant pénitentiaire qui estime que : « Fresnes est un petit point sur une carte, dans l’ombre, qu’il faut juste mettre en lumière ».

Une jeunesse pleine d’espoir et d’attente pour son avenir.

De nombreux jeunes Fresnois ont montré leurs espoirs sur l’avenir de la ville, qu’ils aimeraient faire vivre et prospérer, mais aussi pouvoir sortir, se rencontrer et créer ce lien qui semble leur manquer. Cette cohésion, elle est aussi nécessaire géographiquement du fait de la séparation Nord / Sud. Les infrastructures peuvent ainsi permettre ce rapprochement, comme l’explique un jeune Fresnois: « il y a énormément de choses qui ont été concentrées dans les quartiers Sud, par exemple, le parc des sports, c’est un endroit où on se rencontre tous, chez les jeunes, c’est un endroit mythique à Fresnes ». Outre ce besoin de se retrouver, la jeunesse souhaite surtout être accompagnée dans sa recherche de stage, dans le choix de ses études, etc. Un Fresnois interroge et souhaite un accompagnement plus global des jeunes : « honnêtement toutes ces questions sociales, ça fait des années que ça dure, il y a d’autres questions aussi, les jeunes de demain, qu’est-ce qu’ils vont devenir ? » Un jeune Fresnois de 8 ans manifeste ainsi son envie pour l’avenir d’avoir « du travail, plus de sociétés » à Fresnes.

Fresnes, une ville solidaire

Comme pour les précédentes réunions publiques, la solidarité a été au cœur des échanges des nombreux Fresnois venus s’exprimer. Pour eux, ce qui différencie cette ville par rapport à d’autres, c’est le lien très fort qui lie les habitants à leur ville et le vivre ensemble qu’ils voudraient voir se renforcer : « les citoyens sont solidaires entre eux, si quelqu’un a un problème, par exemple ta voisine, ton voisin va l’aider à régler ce problème.», dit Belicha, élue au Conseil Municipal des Enfants. À l’inverse, nombreux sont les nouveaux arrivants à estimer ne pas être intégrés dans la ville qu’ils trouvent « morte » et où ils estiment qu’il n’y a « rien à faire ». Pour les Fresnois, ce qui limite également le rapprochement, c’est bien sûr l’A86, que certains souhaitent couvrir complètement, en y mettant des espaces verts, ou en tous cas, d’y réaliser des événements pour unir le Nord et le Sud. Pour vivre et être ensemble, les participants privilégient les espaces verts, insuffisamment présents dans la ville pour la majorité des habitants, mais que d’autres trouvent bien répartis, bien que pas assez mis en valeur (accès, lumière, etc.).

 

Réunion à la Bibliothèque Municipale Gabriel Bourdin

 

Réunion à l’entreprise Cemafroid

Réunion au Centre d’Art